Tout cela tu me l'as déjà dit . . . Je ne t'aide pas assez, oui je sais, que dire ? Je n'ai pas envie de travailler avec vous ! C'est si incompréhensible ? Pourtant lorsque 'lon me le demande je le fait de bonne volonté !
Les vendanges ? Je pense que la fac risque d'être déjà suffisamment compliqué pour ne pas rajouter à cela la fatigue. Mais ça tu ne comprends pas, soit, je n'ai rien à dire d'autre la dessus . . .
La phrase malheureuse que j'ai dit à l'encontre de Thierry n'a été compris que de moi ce que je trouve dommage, il aurait pu me " renvoyer dans mes buts ", si je lui parle comme d'un adulte à un adulte, il peut faire de même ! J'ai ce rapport avec mes profs, mes collègues de théâtre, mes voisins, et j'en passe, cette relation se passe très bien . . . Dommage qu'il n'en soit pas de même avec ma propre famille !
Pour toutes les gènes que j'occasionne, désolé, je suis moi même, je ne te demande pas de m'approuver ni de me comprendre, je pense que tu en serais incapable, mais je rappelle que je me casse ! Tu ne me verras qu'une fois tous les mois, et si tu le souhaites je calerais mes retours sur tes gardes, ainsi tu n'auras pas à souffrir de mon manque de respect au monde adulte, qui pense par ailleurs toujours avoir raison grâce à l'expérience, ou à mon oisiveté naturel envers les travaux manuels,( si seulement tu me demandais de faire de la compta et remarquais ce que je fais à la maison, qui ne m'apparait pas comme rien, mais peut être lorsque vous ne pourrez plus bouger à cause de la boutique ouverte, ou que vous serez obligé d'appeler quelqu'un chaque fois qu'il sera nécessaire de porter un de vos foutus meubles, tu te rappelleras que je n'étais pas le parasite dont tu sembles actuellement mécontent au plus haut point ).
Tu as raison sur un point, j'aurais pu plus t'aider, mais aurais je profiter autant de mes vacances, pourquoi devrais je sacrifier du temps pour toi qui ne profite pas de ta vie et qui respire le malheur toujours présent de la disparition de Damien ? Tu es mort avec ton fils, le travail t'aveugle et te fait oublier un peu de ta souffrance, mais tu n'as plus de plaisir personnel, tu ne vis que pour les autres et pour oublier, je vis pour moi . . . Nous ne nous comprendrons que bien plus tard, quand tu me verras comme quelqu'un capable d'avoir un raisonnement logique et dont le mode de vie correspond à autre chose qu'une lubie.
Avec tout l'amour dont je suis capable pour toi, qui m'a élevé, protégé,ect ... jusqu'à ce que je te glisse entre les doigts et que je devienne un être doué de réflexion, je t'aime.
A mon père, j'avais envie de mettre cette lettre ici, peut être pour que l'on comprenne mes bleus samedi ^^